jeudi 22 avril, 6 h 05, peut-être 5°

Pré des amoureux, obscurité ouverte sur une mer de chant d’oiseaux.
Air ambiant liquide et vaporeux, se dépose lentement dans l’herbe, devient tactile avec le lever du soleil.
Nuages délayés à l’est dégradé de parme à l’indigo.
Une couleur de campanule.

Nuage/campanule.

Assis un long moment dans la genèse du nuage en banlieue de moi-même.
Demi-lune sur fond de ciel clair.
À propos de la couleur indéfinissable du ciel, Christ mort, soutenu par un ange, huile sur bois d’Antonello da Messina.

Au retour, angle chemin des Amoureux/rue Ingres, un renard sur une poubelle/coquillage me regarde un instant et disparaît dans l’ombre d’une haie.
La haie champêtre sombre et ajourée est l’espace du rêve entre le jour et la nuit.
J’erre un moment dans le centre-ville, et prends un café/crème au premier rayon du soleil devant une boulangerie.
Appel en Boucle d’un pinson de parking, peut-on dire gai comme un nuage ?

Poubelle/coquillage.

Passe le reste de la journée en visioconférence à la Quincaillerie/tiers lieu avec l’Adagp à Paris
Le soir, rue pasteur, j’écris à Marguerite Pilven sur une carte postale représentant la fontaine de la place Bonnyaud en été.
La poubelle/coquillage est le socle où le renard/solaire prend avec lui la prédelle de la nuit.

Thomas Lanfranchi
Cube de nuages
, Guéret

un projet soutenu par le réseau ASTRE
arts plastiques & visuels en Nouvelle-Aquitaine