mardi 6 avril, 7 h 30, -4°

Ciel lumineux et pur qui d’est en ouest, oscille du bouton-d’or au bleu pâle avec une dominante de rose calme.
Seule, une fumée de cheminée monte comme un cierge.
Cueillies la veille, les fleurs d’un bouquet de pissenlits sur ma table de nuit s’ouvrent lentement.
Depuis 2 jours, j’ai une douleur dans l’oreille gauche que je soigne avec un coton imbibé d’huile essentielle de Lavande.
Midi, le vent à dominante ouest  passe au nord.
17 h, je m’assieds près de l’entrée du chemin qui contourne le  lac, sous un cerisier en fleur entouré des chaumes insulaires d’une herbe aquatique.
Je l’ai tout d’abord reconnu à son chant. Une hirondelle remonte le vent au ras de l’eau, vire d’un coup d’aile et se laisse porter par la longueur des rafales. De temps à autre le soleil apparaît avec délice,
entre d’énormes nuages gris bordés d’un blanc incandescent.
Fixer l’herbe du pré dans les nuages, la terre dans le ciel.
Au retour en arrivant à l’angle de la grande place, tapis dans mon passé, le  tabac/presse la Civette trouve réponse au milieu de la nuit quand, par le velux de ma chambre apparaît Cassiopé.

Thomas Lanfranchi
Cube de nuages
, Guéret

un projet soutenu par le réseau ASTRE
arts plastiques & visuels en Nouvelle-Aquitaine